Peter Pan ne peut pas vieillir, alors comment imaginer qu'il est mort? Hier, les fan étaient sous le choc après l'annonce du décès de Michaël Jackson. Le "roi de la pop" avait été admis à l'hôpital Ronald-Reagan de Los Angeles à la suite d'un arrêt cardiaque survenu à son domicile. "Le décès a été constaté à 14h26 cet après-midi (23h26 jeudi en France), a indiqué un porte-parole de l'institut médico-légal. Le corps de la star, envelooppé d'un linceul blanc, a été conduit à la morgue sous l'oeil des caméras des télés américaines. Une autopsie a été pratiquée mais ses résultats ne seront pas connus avant plusieurs semaines.
Ce décès brutal, à l'àge de 50 ans, laisse le monde désenparé. Un des ex-managers de Michaël Jackson, l'homme d'affaires Tunisien Tarak Ben Ammar, a assuré qu'il était mort "parce qu'il prenait touts sortes de médicaments", et accusé des médecins d'avoir profité du fait que la star était un "hypocondriaque". D'autres proches évoquent des traitements pris pour être en forme en vue de la série de concerts programmée à Londre en juillet. Ce devrait être le grand retour au premier plan de l'idole.
L'anonce de cette brutale disparition s'est propagée comme une traînée de poudre à travers le monde. L'onde de choc, partie de Los Angeles, s'est répandue à le vitesse d'un éclair à travers la planète, notamment grâce aux résaux sociaux comme Twitter. Michaël Jacksonavait réussi, au tournant des années 80, à réunir musique noire (soul, rhythm'n'blues, funk) et blanche (rock et pop). La synthèse de James Brown et des Beatles, dira-t-on. D'une certaine manière, il fut, un quart de siècle avant Obama, la première star "postraciale" de l'Amérique. Une icône mondialisée et globalisée. Aucun pays, aucun continent ne fut à l'écart du mouvement initié par
Thriller. On le pleure aujourd'hui en Chine, où ses chanson au Printemps de Pékin, comme en Europe ou en Afrique.
Des groupes se sont spontanément formés à l'hôpital de Los Angeles, sur son étoile scellée dans un trottoir d'Hollywood mais également sur le Vieux-Port de Marseille, à New York devant le légendaire music-hall Appolo de Harlem, temple de la musique noire, ou dans les rues de New Delhi.
Anonymes et célebrités lui rendent hommages dans le même élan. Paul McCartney, qui a travaillé avec lui, a salué un "homme-enfant au talent immense". Madonna avouait "ne plus pouvoir s'arrêter de pleurer" tandis que l'amie de toujours, Liz Taylor, était trop boulversée pour pouvoir réagir. L'hommage le plus juste est venu du rappeur P.Diddy: "Il a montré que l'on pouvait rendre un rythme visible".
En France, le tout nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterand, a rendu hommage à ce "génie musical et du spectacle" mort dans "une grande solitude". Comme Elvis Presley et Marylin Monroe avant lui.
edit de La Provence